Des membres du mouvement « La voie du peuple » injustement arrêtés au Gabon : la coalition internationale « Tournons la Page » exige leur libération inconditionnelle.

 

Le 30 mai 2017,

La campagne « Tournons la Page » condamne les arrestations arbitraires auxquelles se sont livrées les autorités gabonaises ce samedi 27 mai et exige la libération immédiate des membres du mouvement « La voie du peuple » injustement arrêtés.  

Alors qu’elle avait fait l’objet d’une autorisation administrative, la manifestation pacifique organisée le 27 mai 2017 par le mouvement citoyen « La voie du peuple » a été brutalement interrompue par les forces de l’ordre. Celles-ci ont non seulement confisqué le matériel prévu pour l’événement, mais elles ont également molesté et arrêté au moins une vingtaine de manifestants parmi lesquels figurent notamment la chargée de communication du mouvement « La voie du peuple », Leene ONDO NGWA, mais aussi Jophry LENGOUMA, Neil MOUTOUKI, Andy MBINA, et Zolbert OTSAGHA. Des rumeurs insistantes et préoccupantes font état de mauvais traitements durant leur détention. 

Cette violation des libertés publiques s’ajoute à la bien trop longue liste des exactions commises par le pourvoir de Monsieur Ali BONGO ONDIMBA depuis sa victoire contestée à l’élection présidentielle du 31 août 2016.

Ce déni de démocratie qui intervient peu après la fin du « Dialogue national » initié par Ali BONGO ONDIMBA, en principe pour mettre fin à la crise post-électorale et apaiser les tensions, est en soi une preuve supplémentaire de l’insincérité de ce dialogue. 

Cette nouvelle forfaiture du régime gabonais constitue une énième provocation pour la communauté internationale, notamment la France et l’Union européenne qui doivent rompre le silence et agir au Gabon pour poursuivre leurs actions de dénonciations.

L’Union européenne (UE) a désormais un nouvel élément afin de tirer les conséquences de l’échec du dialogue politique intensifié qu’elle essaie d’instituer avec les dirigeants Gabonais depuis près de 6 mois dans le cadre des articles 8 et 9 des accords de Cotonou.

Face aux violations répétées des droits humains et des principes démocratiques par le pouvoir en place à Libreville ainsi qu’au refus persistant à répondre à l’invitation au dialogue approfondi proposé par l’UE, la campagne internationale « Tournons la Page » réclame :

  • la libération immédiate et sans condition des manifestants arrêtés le 27 mai 2017 ;

  • la mise en place sans délai par l’Union Européenne des consultations au titre de l’article 96 de Cotonou en vue de sanctions à l’encontre des dirigeants gabonais ;

  • la mise en place et l’envoi d’une mission d’enquête sur les violations des droits de l’Homme liées à la crise post-électorale, conformément à la résolution votée par le Parlement Européen le 2 février 2017 ;

  • une attitude claire de la France sur la situation politique au Gabon qui passe par un soutien plein aux démarches de l’Union Européenne et par l’arrêt des réceptions officielles de dignitaires gabonais impliqués dans les violences post-électorales.

Contacts presse :

Marc ONA ESSANGUI,

Coordinateur de la coalition Tournons la Page Gabon,

Secrétaire Exécutif de Brainforest,

Membre du Conseil d’Administration du REDDHAC.

marc.ona@brainforest-gabon.org

Tél : +241 072 941 40

Laurent DUARTE

Coordinateur et porte-parole de la campagne Tournons la page

afrique.democratie@secours-catholique.org

l : +331 49 45 70 97 / +336 50 39 17 83

commentaires [1]

Armel MWEMBINE

Mai 30, 2017

Il n’y a point de dictature que le peuple n’a pas vaincue, pour notre la souveraineté et la dignité du peuple Gabonais nous irons jusqu’au bout.

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