L’appel : Pas de démocratie sans alternance !

 »Français »English »Português »

« L’Afrique – continent de l’avenir ».

Le slogan est devenu la tarte à la crème des chancelleries, des médias et des milieux économiques internationaux. Mais de l’avenir de qui parle-t-on ? Celui des investisseurs étrangers et de quelques familles dirigeantes ? L’économie internationale a besoin des richesses de l’Afrique, mais elle peut prospérer sans les Africains (plus de 2 milliards de personnes en 2050). Elle le fait d’autant plus facilement que leur parole est confisquée. L’avenir du continent n’appartiendra aux Africains qu’à condition d’une véritable démocratie. Or, pas plus qu’ailleurs, il n’est de démocratie en Afrique sans alternance.

Le pouvoir de père en fils

Les constitutions sont théoriquement les garantes de cette alternance. Fixer une limite au nombre de mandats présidentiels constitue en effet une saine mesure, adoptée par la majorité des pays africains. La disposition est parfois même inamovible. Ces précautions n’ont toutefois pas empêché nombre de chefs d’État de se maintenir au pouvoir, des décennies durant, par une violation répétée des principes démocratiques et dans l’indifférence générale des médias et de l’opinion publique internationale. Dans certains pays africains, de véritables dynasties se sont emparées du pouvoir transmis de père en fils. Douze familles aujourd’hui au pouvoir en Afrique l’étaient déjà en 1990. 87% des Gabonais et 79% des Togolais n’ont connu qu’une seule famille à la tête de l’État !

Ces régimes ne jouissent pas moins d’un soutien plus ou moins tacite des dirigeants des autres États. Ils ont réussi à asseoir une légitimité internationale, après la Guerre froide, par une subtile manipulation de la menace terroriste. Au Nord, tout se passe comme si la démocratie était un luxe que les pays d’Afrique ne pouvaient se payer. Il résulte de ces situations des conséquences mortifères pour les sociétés africaines. En témoignent les troubles politiques et militaires qui secouent certains pays. Les citoyens qui se mobilisent pour l’alternance et le respect des règles constitutionnelles et démocratiques paient un lourd tribut à la répression.
Le souffle démocratique n’est cependant pas près de s’estomper. Les tentatives de succession dynastique ont été mises en échec au Sénégal par les urnes, en Tunisie et en Égypte par les révolutions arabes. Et le cri « Y en a marre ! » venu de Dakar en 2012 résonne bien au-delà du Sénégal. Les rues de Maputo, Bujumbura, Libreville, Kampala, Ouagadougou ou Alger expriment une même aspiration à l’alternance. Un même refus du pouvoir dynastique.

La menace de coups d’État constitutionnels

Dans les années 1990, le vent de constitutionnalisme avait conduit de nombreux pays africains à limiter les mandats et à s’ouvrir au multipartisme. La mobilisation citoyenne interne fut décisive pour contraindre au changement les régimes autoritaires de l’époque, avec le soutien de forces démocratiques extérieures. Aujourd’hui est venu le temps d’une nouvelle alliance entre citoyens d’Afrique, d’Europe et d’ailleurs, pour une nouvelle étape : faire vivre l’alternance.

Le refus de toute manipulation constitutionnelle pour convenance personnelle en est la première pierre. Si, en soi, la révision d’une constitution n’est pas une pratique antidémocratique, sa transformation en instrument de perpétuation d’un pouvoir personnel est aux antipodes des attentes citoyennes et des valeurs affichées par la communauté internationale en termes de promotion de l’État de droit. L’invocation de la stabilité politique et l’artifice de la lutte contre la menace terroriste ne doivent pas faire illusion. Partout dans le monde, l’expérience a montré que le respect des règles démocratiques constitue le meilleur antidote contre l’instabilité politique, les conflits armés et le terrorisme. C’est la solidité des institutions qui garantit la stabilité et non la pérennité du pouvoir personnel.

Or la menace d’un coup d’État constitutionnel se profile en 2015 au Burkina Faso avec Blaise Compaoré, en 2016 au Congo avec Denis Sassou Nguesso et en RDC avec Joseph Kabila, ou encore en 2017 au Rwanda avec Paul Kagamé. Au Togo la succession dynastique a déjà eu lieu en 2005 au prix d’un tripatouillage constitutionnel faisant 800 morts. L’héritier, au mépris du dialogue politique autour des réformes institutionnelles et des recommandations de la Commission Vérité Justice et Réconciliation, s’apprête à se porter candidat pour un troisième mandat.

Les dirigeants ont rendez-vous avec l’Histoire

Dans ces pays, les présidents et leur entourage posent des actes qui ne trompent personne sur leur volonté de se maintenir au pouvoir par une manipulation constitutionnelle. Par le passé, de nombreux chefs d’États africains se sont parjurés sur cette question : Gnassingbé Eyadema au Togo en 2002, Idriss Deby Itno au Tchad en 2005, Paul Biya au Cameroun en 2008, Ismaïl Omar Guelleh à Djibouti en 2010, ou Yoweri Museveni en Ouganda en 2010, Abdoulaye Wade au Sénégal en 2012. D’autres ont par contre fait le choix de l’alternance, à l’instar de Jerry Rawlings au Ghana, Mathieu Kérékou au Bénin, Pinto da Costa à Sâo Tomé e Principe, ou encore des présidents Aristides Pereira, Antonio Mascarenhas et Pedro Pires qui se sont succédé aux îles du Cap-Vert. Les dirigeants attirés par la tentation dynastique ont rendez-vous avec l’Histoire : en acceptant l’alternance, ils rendraient le pouvoir à son ultime dépositaire, le peuple, posant un dernier acte marqué du sceau de l’apaisement.

De son côté, l’absence de réaction de l’opinion internationale serait, pour les régimes africains concernés, un véritable blanc-seing pour imposer, y compris par la violence, une intolérable modification constitutionnelle pour se maintenir au pouvoir. Laisser l’un d’eux perpétrer ce parjure, c’est ouvrir la brèche qui les autorisera tous à s’y engouffrer. Mais l’effet domino peut jouer en sens inverse : après l’alternance sénégalaise en 2012, après le renoncement du président sortant au Mozambique début mars 2014, il est temps d’agir pour obtenir les conditions d’une alternance ailleurs aussi, à commencer par le Burkina, le Burundi et le Togo. Et dans bien d’autres pays, où la mobilisation se cristallise sur des enjeux autres que constitutionnels (l’usage de la biométrie, la liberté de manifestation, l’indépendance des commissions électorales…). L’Europe fut surprise par les révolutions arabes. Elle trahirait ses intérêts et ses valeurs à cautionner par son silence la perpétuation de régimes archaïques au sud du Sahara.

Donner un contenu à l’alternance

Pour que le mot alternance ait un sens, il s’agit aussi de lui donner un contenu. C’est bien sûr à chaque peuple qu’il revient de le définir suivant son histoire, sa culture et son imagination créatrice. Mais quelques mesures pourraient ancrer une véritable alternance porteuse de démocratie : transparence sur le budget de l’État, les contrats avec les multinationales et les recettes issues de l’exploitation des ressources naturelles ; respect des normes républicaines dans les nominations aux postes de commandement militaire et policier ; liberté d’opinion, de presse et de manifestation sans préalable autre que l’information de l’autorité administrative ; nomination des magistrats indépendamment du pouvoir politique…

Nous citoyens d’Afrique, d’Europe et d’ailleurs, intellectuels, artistes, militants, journalistes, responsables religieux, associations, syndicats, appelons à un large rassemblement pour tourner la page des régimes autoritaires et construire les conditions d’une véritable démocratie en Afrique. Partageant les mêmes valeurs démocratiques et non-violentes, nous sommes déterminés à faire vivre les conditions d’une mobilisation citoyenne pour l’alternance démocratique, dans tous les pays d’Afrique subsaharienne. Il en va du devenir du continent africain.

“Africa – continent of the future”.

A hackneyed phrase, repeated by the political classes, the media and among economists on the international stage. But what kind of future are we talking about? One of foreign investment and a handful of powerful families? The international economy needs Africa and its potential but doesn’t need Africans (projected population of over 2 billion in 2050), made easier because their voices are muzzled.  Africans will only own their future if there is true democracy, and democracy can only exist with political changeover.

Transfer of power from father to son

Constitutions are generally the guarantee of political changeover. Limiting the number of mandates which can be held by one president is healthy, and is a measure adopted by the majority of African states. In some cases these provisions are embedded in inviolable texts. However, even such precautions have not prevented another number of heads of state to remain in power, for decades, though repeated violation of these enshrined principles of democracy and to the general indifference of media and public opinion around the world. In certain African states, dynasties have been born, where power is passed on from father to son. Twelve of the families holding the reins of power in Africa were already in that position in 1990. 85% of people in Gabon and Togo have never seen any change in head of state!

These regimes also receive the more or less tacit support of other states. They have managed to obtain international legitimacy, following the cold war, through careful manipulation of the terrorist threat. To the North, everything happens as if democracy was a luxury that African countries cannot afford. As a result of this African societies struggle to survive. Testimony to this is the political and military unrest which has shaken certain countries. Citizens who demonstrate to obtain change and to demand proper respect of the constitution and democracy pay a heavy price, through repression.

The wave of democracy however has not lost momentum. Attempts to secure another generation of the ruling dynasty in Senegal were scuppered by the ballot box, and in Tunisia and Egypt through the Arab revolution. The cry of “ENOUGH” heard in Dakar in 2012 sent ripples far beyond Senegal. In the streets of Maputo, Bujumbura, Libreville, Ouagadougou, and Algiers, a same cry of revolt and hope for change can be heard, along with the same refusal to allow the ruling dynasty to remain in power.

The threat of a constitutional ‘coup-d’état’

Constitutional change in the 1990’s led to many African countries to limit mandates and open the way to a multi-party system. Pressure from citizens tipped the balance and forced authoritarian regimes of the time to change, with the support of external democratic forces. Today the time has come for a new alliance between citizens of Africa and Europe to proceed to the next state: bring change alive.

The refusal to allow any constitutional change for personal gain is the first step. Although constitutional change in itself is not antidemocratic, using such change as a tool to perpetuate personal power could not be further from citizen expectations and the stated values of the international community in terms of promoting a state of law. Political stability and the fight against terrorism should not be claimed in vain. Everywhere in the world experience has taught us that democratic rules form the best antidote to political instability, armed conflict and terrorism. Political stability finds its roots in robust institutions – not in perpetuated dynastic rule.

And yet the threat of a constitutional coup d’état exists in 2015 in Burkina Faso in the form of Blaise Compaore and in Burundi with Pierre Nkurunziza, also in 2016 in Rwanda with Paul Kagame, in Congo with Denis Sassou Nguesso and RDC with Joseph Kabila. In the Togo, the ruling dynasty managed to remain in power in 2005 after fiddling the constitution, costing 800 lives. The heir to this position is presenting himself for a third mandate in contempt of political debate on constitutional reform and recommendations from the Truth, Justice and Reconciliation Commission.

Leaders who have a chance to change history

In these countries, presidents and their entourage behave in a way which leaves onlookers in no doubt about their intention to remain in power through constitutional gerrymandering. In the past, many heads of state in Africa betrayed their word: Gnassingbé Eyadema in Togo in 2002; Idriss Deby Itno, Chad in 2005; Paul Biya, Cameroun in 2008; Ismaïl Omar Guelleh, Djibouti in 2010; Yoweri Museveni, Uganda in 2010, Abdoulaye Wade, Senegal in 2012.

Others however have opted for change, following the steps of Jerry Rawlings of Ghana, Mathieu KérékouinBénin, Pinto da Costa in Sâo Tomé e Principe, and presidents Aristides Pereira, Antonio Mascarenhas and Pedro Pires who succeeded each other in the Cape Verde Islands.

Leaders tempted by the possibility of perpetuation their mandate should know they have the change to change history. By accepting change they hand power back to its real guardians: the people, in a final act of appeasement.

At the same time, the absence of international response to this situation leaves the African regimes in question free reign to impose, including with the use of violence, an intolerable change to their constitutions to maintain power. Leaving one leader pursue this betrayal is the breach in the wall through which others will feel entitles to pass. The knock-on effect nonetheless can go the other way:

The change in Senegal in 2012, and the decision by the departing President in Mozambique at the beginning of March 2014 to step down is a signal to act in order to obtain the right conditions to underpin change elsewhere – starting with Burkina, Burundi and Togo. And in other countries where this movement throws into stark evidence other issues (such as biometrics, freedom to demonstrate, and independence of constitutional commissions…) Europe was caught off guard by the Arab revolutions. Europe would betray its hidden interests and true values if it chose to turn a blind eye to the lack of change in these archaic regimes in sub-Saharan Africa.

Giving substance to change

In order to ensure that this change has meaning, it must be given substance. Of course it is for each country to determine the course of its own history, based on its culture and creative imagination.

However, some measures can ensure that change really does become the vessel for democracy: budgetary transparency of public expenditure, contracts with multinational companies and revenue from sale of natural resources; respecting republican values when making nominations for military and law and order positions; freedom of opinion, press and to demonstrate with only an obligation to notify the authorities of the event; nomination of magistrates free of political involvement…

Together, we, citizens of Africa and Europe, thinkers, artists, activists, journalists, religious leaders, associations, unions, are joining forces to turn the page on authoritarian regimes and set the groundwork for true democracy in Africa. We share the common values of democracy and non-violence, we are determined to bring alive the conditions required to rally citizens in the name of democratic change, in all sub-Saharan African countries. The future of Africa depends on it.

« Africa, o continente do futuro ».

O slogan tornou-se o clichê das chancelarias, das mídias e da comunidade económica internacional. Mas estamos a falar do futuro de quem ? Dos investidores estrangeiros e de algumas famílias dominadoras ? A economia internacional precisa dos recursos naturais da Africa, mas ela é próspera sem os africanos (cuja projeção da população é superior a 2 bilhões de pessoas em 2050). E a construção dessa realidade torna-se mais fácil com o confisco da liberdade de expressão. O futuro do continento africano pertence aos africanos somente se existir uma real democracia. Ora, como em toda parte, não há democracia sem mudança.

O poder de pai ao filho

A constituição é teóricamente a garantia dessa mudança. Estabelecer um limite, para o número de mandatos presidenciais, constitui de facto uma medida sã, adoptada pela maioria dos países africanos. O esquema é muitas vezes irreversível. Todavia, este tipo de precaução não impediu que certos chefes de Estado continuassem no poder durante décadas, violando constantemente os princípios democráticos, mostrando uma indiferência geral em relação à mídia e à opinião internacional. Em alguns países africanos, pôde-se observar certas dinastias apoderarem-se das rédeas da pàtria sendo transmitidas de pai ao filho. Doze famílias que encontram-se hoje no poder em África, já beneficiavam desta posição em 1990. 87% e 79% dos Gaboneses e Togoleses, respectivamente, conheceram apenas uma família à frente do Estado ! Estes regimes beneficiam de forma tácita ou não do apoio de dirigentes de países limítrofes, tendo conseguido assim criar uma legitimidade internacional, depois da Guerra Fria, através de uma falsa ameaça terrorista. No Norte, tudo se passa como se a democracia fosse um luxo que os países africanos não podem comprar. Esta situação tem consequências mortais nas diferentes sociedades africanas. Como prova temos os diversos problemas político-militares que deixam certos países abalados. Os cidadãos que se mobilizam em prol da mudança e do respeito das regras constitucionais e democráticas, pagaram demais, sendo vítimas de repressão.

O espírito democrático não está, contudo, a ponto de desaparecer. As tentativas de sucessão dinástica falharam no Senegal através do voto, na Tunísia e no Egipto através da revolução democrátrica árabe. E o grito “Estamos fartos!” proveniente de Dakar em 2012 ressoa além do Senegal. As ruas de Maputo, Bujumbura, Libreville, Ouagadougou ou Alger exprimem o mesmo desejo: a mudança. A mesma rejeição do poder dinástico.

A ameaça de golpes de Estado constitucionais

Na década de 90, os ventos do constitucionalismo levaram vários países africanos a limitar o número de mandatos e a promover o sistema multipartidário. A mobilização interna dos cidadãos foi decisiva ao obrigar a mudança de regimes autoritários da época, com o apoio de forças democráticas externas. Hoje, chegou o momento de criação de uma nova aliança entre os cidadãos da África e da Europa, uma nova etapa de apoio à mudança. A rejeição de qualquer manipulação constitucional por motivos pessoais é o primeiro passo. Se, por si só, a revisão da constituição não é uma prática antidemocrática, sua transformação num instrumento de perpetuação de poder pessoal é a antítese de expectativas e valores da cidadania realçados pela comunidade internacional em termos de promoção de estado de direito. Invocar pretextos de instabilidade política e o artifício da luta contra a ameça terrorista não devem induzir a erro. Em toda parte do mundo, a experiência tem demonstrado que o conjunto de regras da democracia é o melhor antídoto contra a instabilidade política, conflitos armados e terrorismo. É a solidez das instituições que garante a estabilidade e não a resistência ao longo do tempo do poder que o faz.

Ora, a ameaça de um golpe de Estado constitucional paira no ar e pode acontecer em 2015 não só no Burkina Faso de Blaise Campaoré e no Burundi de Pierre Nkurunziza, mas também em Ruanda de Paul Kagamé, no Congo de Denis Sassou Nguesso e na RDC de Joseph Kabila. No Togo a sucessão dinástica teve lugar em 2005 e custou a vida de 800 pessoas. O herdeiro, desafiando qualquer tipo de diálogo político sobre a reforma institucional e as recomendações da Comissão Verdade Justiça e Reconciliação prepara-se para apresentar a sua candidatura a um terceiro mandato.

Os dirigentes comprometidos com a História

Nesses países, os presidentes e seus círculos de amigos levam a cabo actos que não enganam ninguém quanto à vontade de permanecer no poder através da manipulação constitucional. No passado, vários líderes africanos violaram este compromisso: Gnassingbé Eyadema do Togo em 2002, Idriss Deby Itno do Tchad em 2005, Paul Biya dos Camerões em 2008, Ismaïl Omar Guelleh do Djibuti em 2010, Yoweri Museveni do Uganda em 2010, Abdoulaye Wade do Senegal em 2012. Outros optaram pela mudança, como Jerry Rawlings do Ghana, Mathieu Kérékou do Benim, Pinto da Costa de São Tomé e Príncipe, e Aristides Pereira, António Mascarenhas e Pedro Pires que sucederam-se em Cabo Verde. Os dirigentes tentados pela dinastia vêem-se comprometidos com a História: aceitando a mudaça, eles devolveriam  o poder ao seu guardião supremo, ao povo, marcando assim um último ato a favor da paz.

A falta de reação da comunidade internacional constitui, para os regimes africanos em questão, um estímulo para impôr através da violência, caso necessário, uma intolerável emenda constitucional para permanecer no poder. Deixar um deles cometer esse perjúrio, é abrir um precedente geral. Mas o efeito dominó pode ter efeito oposto: depois da mudança senegalesa em 2012, depois da saída do presidente de Moçambique no início de Março de 2014, é hora de tomar medidas para obtermos as condições da mudança noutros lugares, a começar pelo Burkina Faso, o Burundi, Togo e em muitos outros países, onde a luta por outros assuntos, além dos contitucionais, consolida-se (o uso da biometria, a liberdade de expressão, a independência das comissões eleitorais, etc). A Europa foi surpreendida pelas revoluções democráticas árabes. Ela trai os seus interesses e seus valores por tolerar silenciosamente a perpetuação de regimes arcaicos no Sul do Saara.

Dar um conteúdo à mudança

Para que a palavra mudança faça sentido, é também necessário dar-lhe conteúdo. Cabe, naturalmente, à cada nação defini-la de acordo com a sua história, sua cultura e imaginação criativa. Porém, algumas medidas podem criar as bases de uma democracia duradoura: transparência do orçamento do Estado, dos contratos com multinacionais e das receitas oriundas da exploração dos recursos naturais; respeito das regras da república no que toca às nomeações do comando militar e policial; liberdade de expressão, de imprensa e de manifestar respeitando as regras administrativas; nomeação de juízes independentement do poder político…

Signez l’appel !

commentaires [2]

Fabregat François

Avr 11, 2017

Message*

Reply

Modeste KABORE

Oct 19, 2017

Bonsoir,
Je me nomme Modeste KABORE, professeur certifié des lycées en Histoire géographie. J’aimerais vous proposer une représentation de votre structure dans mon pays au Burkina Faso.
En espérant vous lire bientôt.
Cordialement Modeste

Reply

laisser un commentaire

* champs obligatoires