« Les mouvements citoyens européens et africains se mobilisent pour le vote de sanctions européennes contre les dirigeants Gabonais et RDCongolais »

 
Communiqué, le 30 janvier 2017

Le 1er février 2017, les parlementaires européens devront voter sur deux résolutions importantes concernant les situations politiques au Gabon et en République Démocratique du Congo. Lors de cette session du parlement, ils pourront demander à la Commission de sanctionner les responsables des répressions à l’encontre de manifestants pacifiques réclamant l’alternance politique. Mais ce vote permettra également de mettre sous pression deux gouvernements – ceux d’Ali Bongo et de Joseph Kabila – illégitimes et contestés qui confisquent l’avenir politique de leur pays. Les mouvements des diasporas africaines et associations européennes se réuniront donc le 31 janvier à 17H30 au Press Club (Bruxelles) pour rappeler que l’Union Européenne peut jouer un rôle non négligeable dans la promotion de la démocratie en Afrique (voir invitation ci-dessous). Le 1er février, une manifestation se tiendra devant les institutions européennes à Bruxelles (rond-point Schuman).

Depuis le 31 août 2016, le Gabon est plongé dans une crise politique sans précédent à cause d’une fraude électorale massive, suivie d’une répression sanglante, orchestrées par le pouvoir sortant d’Ali Bongo Ondimba. Les eurodéputés ayant coordonné la mission d’observation électorale sur place sont clairs, le processus électoral gabonais a été «non transparent» avec des résultats «douteux». L’eurodéputé Jo Leinen indiquait sur les ondes de RFI il y a quelques semaines : «J’ai toujours dit que la manipulation était claire, qu’Ali Bongo n’est pas un président légitime, et que c’est inacceptable qu’on ne fasse rien. (…)». Les eurodéputés peuvent désormais faire quelque chose ; ils peuvent soutenir la résolution d’urgence sur « la crise de l’État de droit en République démocratique du Congo et au Gabon ».

 

En République Démocratique du Congo, le président Joseph Kabila s’est maintenu au pouvoir en violant la Constitution grâce à un glissement du calendrier électoral et à une répression forte contre les mouvements citoyens et les opposants politiques. Malgré un accord négocié et signé sous égide de la conférence épiscopale le 31 décembre 2016qui a permis de pacifier la situation,le président sortant demeurera au pouvoir au moins jusqu’à la tenue des prochaines élections présidentielles, au mieux fin 2017. Selon la Constitution, il aurait dû quitter le pouvoir le 19 décembre 2016. Contrairement au Gabon, les eurodéputés et la Commission européenne ont déjà mis en place des sanctions (gel des avoirs, interdiction de voyager…) à l’encontre de certains cadres du régime Kabila et notamment les responsables des violences du 19 septembre 2016 ayant causé la mort de plusieurs dizaines de manifestants pacifiques. Reste que, malgré ces sanctions, la crainte d’une modification de la Constitution pour faire sauter le verrou du nombre de mandats présidentiels demeure et que la mise en place de l’accord et des élections en 2017 est compromise.

 

Face à ces situations, les acteurs des sociétés civiles africaines et européennes, appellent les députés européens à voter la résolution d’urgence qui sera discutée lors de la session du 1er février et à soutenir les mouvements citoyens qui se battent pour l’alternance démocratique dans leur pays.

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Contact presse :
Laurent Duarte, coordinateur de Tournons la page
Tél : + 336 50 39 17 83

commentaires [3]

Thierry Kyalumba Kabonga

Jan 31, 2017

Bonjour
Je ne saurai être de la partie mais je soutiens l’initiative.
Merci , courage et faites avancer la lutte.
Cordialement

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Dr Alafuele M Kalala

Fév 05, 2017

Je félicite les euro-députés et les mouvements citoyens européens et africains pour leur engagement pour la démocratie en Afrique de manière générale et, en particulier, au Gabon et en République Démocratique du Congo. Qu’Ali Bongo soit devenu président montrait que le processus électoral n’était pas honnête et transparent au Gabon. J’ai été candidat à l’élection présidentielle de 2006 en République Démocratique du Congo (RDC) et je sais que M. Joseph Kabila Kabange, qui n’avait osé se présenter au débat à l’élection présidentielle ni au premier tour ni au deuxième tour de l’élection présidentielle, n’avait pas été élu par les Congolais. Demandez-vous pourquoi jusqu’à ce jour, plus de dix ans après l’élection de 2006, les débats présidentiels de 2006 au Congo ne sont toujous pas disponibles à l’Internet, sur Youtube notamment. La réponse est très simple : M. Joseph Kabila n’en veut pas. Comment peut-on alors espérer développer un pays avec des attitudes comme celles-là? L’élection de 2011 au Congo a été aussi une formalité et tout le monde sait que, quand bien même le feu M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba avait été élu, M. Joseph Kabila s’imposa comme président. Nous devons tout faire pour soutenir les Gabonais et les Congolais dans leur lutte pour la démocratie.

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