TCHAD – Agissons pour les deux membres de Tournons la page détenus au secret

Des membres de la société civile tchadienne qui défendent l’alternance démocratique sont victimes d’intimidation et de harcèlements depuis de plusieurs mois. Depuis deux semaines, plusieurs d’entre eux ont été arrêtés et sont actuellement détenus arbitrairement pour avoir fait valoir, de manière pacifique, leur point de vue sur la situation politique, économique et sociale au Tchad. Parmi eux, deux membres de la coalition Tournons la Page.

Nadjo KAINA PALMER, activiste tchadien des droits humains, est le porte-parole du mouvement citoyen IYINA (« On est fatigué » en arabe local). Il a été arrêté le jeudi 6 avril 2017 à 18 heures

Bertrand SOLLO est le rapporteur général du mouvement IYINA. Il est également chargé de mobilisation de Tournons la Page. Lui aussi, arrêté le 15 avril 2017 à 16heures.

Ils ont appelé à une mobilisation pacifique le 10 avril, marquant la date d’anniversaire de la cinquième réélection d’Idriss Déby. Cette mobilisation avait pour but de dénoncer pacifiquement les dérives du gouvernement tchadien, la mauvaise gouvernance et la corruption. Cette vague d’arrestations n’est malheureusement pas une première au Tchad. En effet, depuis plus d’un an, les autorités étatiques s’évertuent à étouffer toutes les formes de contestation ou de mobilisation de la société civile.

Nadjo Kaina et Bertrand Sollo sont tous les deux  actuellement détenus au secret. D’autres membres de Tournons la Page, soucieux de leur sécurité sont actuellement en exil ou vivent dans la clandestinité et la peur d’être arrêtés à tout moment.

La campagne internationale Tournons la Page s’inquiète de ces arrestations arbitraires d’autant plus qu’ils n’ont accès ni à leurs avocats ni à leurs familles.

Nous demandons :

  • aux autorités tchadiennes de révéler immédiatement ce qu’il est advenu de Nadjo Kaina Palmer, Bertrand Sollo et où ils se trouvent;
  • de les libérer immédiatement et sans conditions car ce sont des prisonniers d’opinion, arrêtés et détenus uniquement pour avoir exercé, pourtant de manière pacifique, leur droit à la liberté d’expression;
  • de veiller à ce que nos membres, en attendant leur libération, ne soient victimes de tortures, ni d’autres formes de traitement pouvant porter atteinte à leur intégrité physique et puissent régulièrement consulter leur avocat, recevoir des visites de leur famille et avoir accès à tous les produits et services de premières nécessité;
  • de cesser les manœuvres d’intimidation et le harcèlement sous toutes les formes, en particulier de mettre fin aux agissements de l’Agence Nationale de Sécurité (ANS) qui vise tous les autres défenseurs des droits humains au Tchad.

 

Pour agir, nous vous demandons une grande mobilisation dans sur les réseaux sociaux en reprenant le hashtag #freeNadjo #freesollo et en likant la page dédiée, en cliquant ici. 

 

Pour consulter la biographie de Nadjo Kaina Palmer, cliquer ici.

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